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Erdogan est dangereux pour le peuple de Turquie, pour les pays voisins et la paix mondiale

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Erdogan est dangereux pour le peuple de Turquie, pour les pays voisins et la paix mondiale

Rassemblement

Jeudi 12 janvier 2017 - 12h - Place des Nations, Genève

À l'occasion de la venue de Recep Tayyip Erdogan aux Nations Unies, la gauche genevoise se doit de dénoncer la dérive autoritaire, le projet islamiste et l'agression contre la Syrie du gouvernement de l'AKP.

Les années de pouvoir de son gouvernement sont devenues synonymes de purges de l'État et de l'armée, des laïcs à ses anciens alliés de la secte de Gülen ; d'imposition de l'islamisme à toute la population, portant atteinte gravement aux personnes d'autres convictions philosophiques, confessions religieuses ou pratiques culturelles telle que la politique d'assimilation et les nombreux massacres envers les Alévis ; d'agression envers la population kurde de l'Est de la Turquie, à l'exception des périodes de trêve avec le PKK ; de participation de premier plan à l'agression impérialiste sans précédent conte le peuple syrien et son gouvernement légitime. Il ne faut pas non plus oublier les réformes néolibérales, de pair avec le rapprochement avec l'Union européenne, qui ont affecté le peuple entier et les organisations des travailleurs.

Néolibéralisme et islamisme ont été les maîtres mots de l'AKP et les raisons du soutien occidentale à ses politiques dans le pays et dans la région. Le "modèle turc" jouissait même des qualificatifs de "moderne", "modéré" et "révolutionnaire" de la part des médias occidentaux lors de la guerre contre le monde arabo-musulman. Désormais que le projet de changement de régime en Syrie a échoué, Erdogan en tant que responsable de cette ingérence criminelle place la Turquie dans une situation dangereuse, tant sur le plan intérieur qu'extérieur.

La tentative de coup d’État de juillet 2016 a certes échoué mais laissé des traces en fragilisant la stabilité et les institutions démocratiques. La terreur et la violence se sont accentuées avec les purges, les attentats, la répression des parlementaires de la coalition HDP (deux co-présidents, vingt-huit maires en plus des neuf députés), la fermeture de nombreux journaux et l'incarcération de plusieurs journalistes. La persistance de réformer la Constitution pour accorder tout le pouvoir exécutif au président est de nature non pas à résoudre les contradictions auxquels fait face Erdogan, mais plutôt à les exacerber.

Le projet d'une Turquie de justice sociale, laïque, démocratique et anti-impérialiste est possible, un chemin sur lequel se trouvent de nombreux obstacles comme Erdogan, l'AKP et sa politique criminelle mais aussi l'impérialisme qui agit dans l'ombre pour déstabiliser le pays. Aussi, l'unité stratégique de tout le peuple est un but très important pour porter haut les valeurs du socialisme, de la démocratie, du progrès social, de la souveraineté et de la coopération internationale.

Dans l'immédiat, nous exigeons :

  • le retrait du projet de réforme constitutionnelle visant à présidentialiser le régime politique ;
  • le respect des communautés alévis et la levée de l'interdiction de leurs pratiques et croyances ;
  • le rétablissement des droits politiques pour les activistes de gauche, les parlementaires de la coalition HDP, les syndicalistes et les journalistes ;
  • le respect de la souveraineté territoriale de la Syrie et le retrait des forces armées turques en concordance avec le gouvernement légitime syrien.

Parti communiste genevois, PCG

Centre Culturel des Alevis de Genève, AKM-GE